Les ressources de l’upcycling

Les ressources de l'upcycling

Innover grâce au biomimétisme 0

« Évoquer le biomimétisme dans sa définition contemporaine est une science qui vise à des innovations respectueuse de l’environnement en s’inspirant de la nature. » C’est dans cette logique de transfert biologiques vers la technologie que Janine Benyus en 1997, vulgarise cette méthode et invite à considérer la Nature comme un modèle. Le biomimétisme est une manière de raisonner et d’emprunter des processus naturels vers des applications permettant une transition écologique et sociale durable.

Cette méthode adopte à la nature des modes de production circulaire susceptibles d’apporter une durabilité maximale, par exemple la construction de la termitière permet de conserver la température d’un bâtiment à température à 20° quelque soit la température extérieur grâce à un astucieux système de circulation de l’air.

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Cette inspiration a été mise en place au Zimbabwe pour la construction d’un centre commercial. Cela a permis de réaliser une économie de 35% par rapport à un batiment comparable avec un système d’air conditionné et de diminuer la dépendance à l’électricité dans un pays très sujet aux pannes.

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Il existe une infinité d’exemples comme celui-ci. Une trentaine d’exemple déjà appliqués permettent de découvrir cette méthode et de s’inspirer de la Nature pour innover de façon ingénieuse et vertueuse. Avec les Biomimicards, Wiithaa met à disposition un de ses outils « générateur d’idées » pour permettre de faciliter les projets d’éco-conception. Ce jeu est à présent disponible en téléchargement ou à l’achat (30 euros) sur notre site Biomimicards.

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N’hésitez à partager d’autres exemples remarquables afin d’enrichir ce jeu collaboratif ou tout simplement à nous contacter si vous souhaitez organiser des ateliers d’éco-conception, il suffit donc de nous écrire à hello@wiithaa.com.

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Le design, un outil facile pour intégrer l’économie circulaire 0

Après avoir présenter ce qu’était l’économie circulaire dans les grandes lignes et présenter les opportunités circulaires offertes par l’impression 3D, voici notre 3ème présentation. Ce nouveau chapitre a pour objectif de présenter le contexte actuel sur la façon dont la problématique des déchets est traitée, puis de présenter le design, notamment le design thinking et surtout en quoi cette démarche, ce processus peut s’avérer particulièrement utile et puissant pour permettre d’intégrer l’économie circulaire.

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En quoi l’impression 3D peut rendre l’économie plus circulaire ? 1

L’impression 3D est un des buzz du moment, tout le monde en parle. Même si les usages sont encore peu répandus, les possibilités offertes par les premières imprimantes 3D grand public offrent déjà des perspectives intéressantes. Néanmoins, on évoque cet outil principalement pour fabriquer des coques de smartphone personnalisées ou des figurines. Cet outil est pourtant une véritable opportunité pour avoir des impacts majeurs d’un point de vue sociétal et pour nous rapprocher d’une économie circulaire.

Quand on regarde de plus près, les paramètres économiques, sociaux et environnementaux peuvent être complètement modifiés. En effet, cet outil peut permettre une relocalisation de la production et permettre la création de nouvelles activités en développant des « savoir-faire 2.0 ». Cette relocalisation permettra de sortir d’une production de masses, complètement centralisée, et les coûts de transports qui vont avec. Cela sous-entend de sérieuses économies d’énergies mais aussi une production plus adaptée aux besoins et surtout sans déchet. Enfin, cela permettra une résilience accrue des territoires et de repenser le recyclage des matières qui pourront être utilisées en tant que matière première de ces outils. Voilà quelques unes des implications auxquelles nous pensons à première vue… Néanmoins, en s’inspirant de la Nature, on se rend compte de nouvelles possibilités encore inimaginables il y a quelques années.

En effet, cette technique d’impression couche par couche permet finalement de produire comme le fait la Nature au niveau nano-moléculaire en repartant d’une chimie à la fois complexe et saine. Comme l’a très bien expliqué Janyne Benius, la fondatrice de Biomimicry 3.8, « nous imprimerons bientôt au niveau nano comme nous imprimons aujourd’hui avec nos cartouches d’encres ». Ces possibilités permettront de concevoir et produire des produits plus proches de la Nature, donc de reproduire le cercle vertueux créé par celle-ci, et donc de donner naissance à l’upcycling à grande échelle.

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Passer de l’économie verte à l’économie bleue 0

Lors d’une de ces nombreuses conférences, ici à HEC en avril 2012, Gunter Pauli fait une démonstration limpide sur la situation actuelle et la nécessité de s’impliquer dans le changement de paradigme en cours. Dans son style provocateur et percutant, l’entrepreneur incite son auditoire à laisser tomber les parcours classiques dans les grandes multinationales pour se lancer dans des aventures entrepreneuriales audacieuses inspirées par la Nature. Il dresse un constat sans appel contre sa génération « qui a échoué » et n’a jamais réussi à véritablement améliorer la situation économique, sociale et environnementale.

Il insiste notamment sur les différences entre l’économie verte et l’économie bleue et notamment sur le fait que la première n’est pas viable à long terme. En effet, comment une économie basée sur des taxes, des quotas et plus chère peut être viable à long terme ? Il présente l’économie bleue comme une solution locale, créatrice d’emploi et surtout plus compétitive que ce que nous connaissons actuellement. En s’inspirant de la Nature, on prend plus de recul pour comprendre toutes les implications et créer des synergies pertinentes entre les différents acteurs.

Differences between green economy & blue economy

Si vous avez besoin de vous changer les idées et voulez en savoir sur ce design systémique et inspirant, je vous recommande chaudement d’investir vos 36 prochaines minutes pour regarder cette vidéo.

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Les apports de l’impression 3D dans l’upcycling 2

Aujourd’hui, voici une nouvelle conférence donnée en juin dernier par Janine Benyus. Lors du sommet annuel des 100 pour l’économie circulaire, initié par la fondation Ellen MacArthur, la scientifique américaine a présenté en détails les apports de l’impression 3D dans notre façon de fabriquer, voire même de vivre.

En effet, Janine Benyus est une spécialiste internationale du biomimétisme et a lancé en 2005 Biomimicry 3.8, un Institut pour la promotion du biomimétisme auprès du grand public mais surtout aussi auprès des ingénieurs, des designers et architectes. Je vous invite notamment à regarder le site Ask Nature qui regroupe les principaux savoirs sur cette démarche. Ici, elle résume ses principaux constats par rapport aux contributions actuelles et à venir de l’impression 3D pour l’Économie Circulaire.

En considérant la Nature différemment, c’est-à-dire plus uniquement comme un ensemble de choses que l’on maitrise ou domestique mais plutôt comme une source d’inspiration. En effet, il y a plus de 3,8 milliard d’années d’évolutions de plus de 30 millions d’espèces, autant dire un puit inépuisable d’idées vertueuses et positives pour les écosystèmes. D’autant que l’impression 3D produit couche par couche et ne génère aucune perte puisque seule la matière nécessaire est utilisée, comme dans la Nature finalement. L’impression 3D commence tout juste à montrer son potentiel à l’échelle des nanoparticules, notamment au niveau des mélanges des matériaux, c’est à cette même échelle à laquelle la Nature produit elle-aussi. Enfin, toutes ces productions calquées sur la Nature, la vie des organismes, seront plus simples à remettre en boucle et donc de permettre l’upcycling à grande échelle. Pour résumer, l’impression 3D va permettre de changer notre façon de concevoir, produire et construire.

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Les champignons remplaceront-ils le plastique ? 0

Encore un nouvel article sur les champignons, oui on aime en parler et ils nous inspirent de plus en plus chez Wiithaa. En effet, en regardant cette conférence de Eben Bayer, un jeune entrepreneur américain, vous allez probablement découvrir une nouvelle application surprenante offerte par les champignons.
Après une description rapide de notre utilisation du polystyrène et notamment de sa durée d’utilisation très courte, Eben présente les avantages proposés par l’utilisation du mycélium notamment pour les packaging et la protection des produits pour leurs distributions.

Depuis cette intervention en 2010, en plus des applications packaging compostables, Ecomotive Design a largement évolué et multiplié les applications possibles avec le mycélium. Aujourd’hui, l’entreprise propose :

  • des solutions d’isolations saines
  • des solutions d’ameublements ou les panneaux de bois agglomérés sont remplacés là aussi par du mycélium associés à des déchets agricoles
  • des pièces de voitures avec de meilleures performances thermiques, phoniques par exemple que les solutions traditionnelles à base de plastique

Schéma de production de panneaux d'isolation à base de mycélium

Découvrez les meilleurs sites, blogs ou boutiques de l’upcycling ici.