Raison d’être

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Super Trash, l’état des lieux des décharges françaises 0

Réalisé par Martin Esposito, SuperTrash raconte l’immersion de son réalisateur dans une décharge près de Cannes. Il sera dans les salles à partir du 9 octobre prochain. À cette occasion, le Centre national d’information indépendante sur les déchets et Green Pride ont lancé une pétition à l’attention du Président de la République et du Premier Ministre.
En attendant, découvrez le synopsis du film ainsi que la bande annonce qui auront assurément de quoi vous faire réagir.

Martin revient sur les lieux de son enfance. Ces lieux sont maintenant ensevelis par une gigantesque décharge à ciel ouvert.

Seule sa cabane est toujours là, un ancien abri pour les ouvriers agricoles de lʼépoque, maintenant à la lisière de la décharge. Il décide de sʼy installer et de vivre dans ce monde fait dʼordures et rythmé par le ballet, le va-et-vient incessant des camions et bulldozers qui déchargent et nivellent les déchets. Petit à petit les employés de la décharge se familiarisent avec sa présence et lui révèlent les secrets de cette « zone » : lʼendroit de lʼenfouissement des fûts dʼarsenic, le trajet du lixiviat, ce jus de décharge, ce poison mortel qui sʼécoule à travers une rivière sauvage et foisonnante jusquʼà la mer.

Martin, au fil des jours et des mois, va faire son trou dans ce monde invivable jusquʼà sembler aller vers la folie. Il se nourrit des ordures. Il essaye, malgré tout, de recréer un univers vivable au milieu de la valse des camions qui lʼévitent en le frôlant. Le jeune homme ne veut pas se résigner, il essaye de rendre cet univers ludique, humain. Il écrit dans sa cabane son journal, ses pensées. Il se lave dans la rivière chaque jour comme de retour à un monde primaire. Il soigne les animaux prisonniers de cet enfer, il surfe sur la vague géante générée par les détritus. Il est au-delà de la dénonciation, il essaye par ce film, dans un effort désespéré, de faire une métaphore de notre monde loin de la culpabilité. Il ne veut pas accepter cet univers qui lui a été imposé, il veut se lʼapproprier, lʼingérer, le digérer.

Jusquʼau jour de la fermeture définitive où il sauvera une dernière mouette de lʼempoisonnement. La décharge fermée, Martin erre dans ce no man’s land, avec sa caméra. Il enterre des oiseaux, traîne parmi les Caterpillar abandonnés comme sʼil ne pouvait se résoudre à quitter cet endroit. Tout est recouvert de terre, mais comme des fantômes, des sacs de plastique sʼéchappent du sol et volent dans le ciel emportés par le vent et qui frappent la caméra.

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Un tri pas toujours sélectif 0

Hier soir, Envoyé Spécial diffusait le reportage de Laurent Hakim et Vivien Roussel « Un tri pas toujours sélectif ». Le reportage fait un état de la situation en France. Des bonnes initiatives municipales ou individuelles mais aussi du retard global du pays sur le sujet. Que ce soit sur le tri, la limitation de la production des déchets ou encore la valorisation des déchets, la France a de larges marges de progression. D’autant plus que le Grenelle de l’environnement et les gros acteurs du secteur restent souvent concentrés sur le traitement industriel en privilégiant la valorisation énergétique ou l’enfouissement. Néanmoins, ces méthodes sont les 2 derniers niveaux hiérarchisés dans la directive cadre de l’Union Européenne sur les déchets de 2008.

Schéma de la hierarchisation des déchets

L’exemple du village de Manspach est particulièrement inspirant. En responsabilisant les habitants d’un point de vue financier et en valorisant les déchets, le village a diminué sa quantité de déchets (niveau 1) et trouver de nouvelles opportunités économiques (niveau 3). Cela fonctionne puisque 75% des déchets sont triés, un record en France. Voyez plutôt le reportage sur Pluzz, à partir de 32’20 » ou directement sur cette page.

Le toit de l'église avec des tuiles productrice d'énergie

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Participerez-vous à l’envol de l’économie circulaire ? 9

Le récent lancement de l’Institut de l’Économie Circulaire arrive à point nommé. L’Europe est à bout de souffle et ne voit aucune perspective encourageante à court ou moyen terme. Pourtant, les initiatives positives sont nombreuses et laissent imaginer des synergies pertinentes pour un avenir plus vertueux.

Dans la forêt australienne, un oiseau a pour habitude de récupérer tout ce qu’il trouve autour de lui. Il peut collecter aussi bien des fleurs, des fruits, des coquilles de scarabées que des bouchons en plastique. Bien sûr, il ne collecte pas uniquement pour le plaisir d’amasser, le bowerbird (ou wiithaa en aborigène) agence ses trouvailles dans le but de réaliser son nid. Ce designer « naturel » n’a pas le droit à l’erreur puisqu’il s’agit de sa technique de drague pour charmer sa belle. Aussi surprenante soit cette histoire, elle nous rappelle qu’en matière de fonctionnement, la Nature a une capacité de résilience et d’optimisation des ressources à toute épreuve.

Le bowerbird au milieu de son nid.

Nous avons créé une notion que la Nature ne connait pas : le déchet. Alors que depuis des millions d’années, la Nature fonctionne de façon circulaire, le système de production industriel de l’Homme fonctionne de façon linéaire, avec un très faible taux de recyclage global. Par circulaire, il ne faut pas entendre uniquement la notion de cercle mais la notion de circuit, de circulation voire même d’éco-système. Un fonctionnement où l’état statique d’un objet quel qu’il soit n’est pas la dernière étape de ce dernier. Le triste circuit des DEEE exportés en Afrique, utilisée comme une nouvelle poubelle mondiale, en est l’illustration la plus dramatique. La Nature, elle, est toujours en action, même si certains processus à l’échelle humaine peuvent apparaitre très longs… La vidéo réalisée par la fondation Ellen MacArthur explique très bien la différence entre économie linéaire et circulaire.

En presque 200 ans, depuis l’avènement de l’ère industrielle, l’Homme a épuisé la plupart des ressources naturelles en utilisant un système linéaire – extraire / fabriquer / consommer / jeter – à tel point que les limites sont dépassées. Nous vivons à crédit et utilisons les ressources des générations futures. La crise que nous vivons n’est pas seulement économique, les bases du système dans lequel nous vivons sont désormais instables : la volatilité du prix des matières premières est à son maximum. En effet, que ce soit pour le pétrole, l’alimentation ou les terres rares, les prix ne font qu’augmenter et nous ne sommes qu’au début de la tendance étant donné notre régime énergétique actuel.

LE SYSTÈME LINÉAIRE SEMBLE DÉPASSÉ

Pourtant la crise initiée en 2007/2008 a montré au grand jour que nous ne pouvions plus continuer ainsi. Le réchauffement climatique n’est plus ignoré, même aux États-Unis où les acteurs de la société civile commence à se faire entendre auprès du président Obama. De même pour les habitudes de consommation, en France, et plus globalement en Europe « Cela fait plusieurs années déjà que le consommateur s’est mis en mode « gestion de crise ». Il n’a pas eu le choix », constate Flavien Neuvy responsable de l’observatoire Cetelem, qui a mené une étude sur plusieurs milliers de consommateurs dans 12 pays d’Europe avec TNS-Sofres. Les européens estiment pour 71% d’entre eux qu’ils n’ont plus les moyens de consommer, et pour les 36% qui estiment avoir encore les moyens, une personne interrogée sur cinq ne souhaite plus acheter comme avant. Si bien que les moyens alternatifs de s’équiper reprennent un nouvel élan comme le troc, le partage ou l’échange.

La montée de l’économie collaborative illustre bien cette tendance. Les succès de start-ups comme AirBnB ou Zipcar aux États-Unis ou encore BlaBlaCar et bien d’autres en France montrent bien l’envol de l’économie collaborative. Le partage y apparait comme la valeur centrale que ce soit pour les connaissances ou les ressources. Comme l’a expliqué le prospectiviste américain Jeremy Rifkin dans différents ouvrages comme L’âge de l’accès ou encore plus récemment La troisième révolution industrielle, nous sommes progressivement en train de passer de l’âge de la possession à celui de l’accès. En effet, de plus en plus, les gens cherchent à louer du matériel entre particuliers (comme sur eLoue par exemple) ou chez des loueurs professionnels ou utilise un site de covoiturage pour aller d’une ville à une autre. Le web n’a commencé à se démocratiser qu’à partir du milieu des années 90, l’outil étant maintenant largement répandu, les comportements changent ce qui ouvre la voie à une révolution sociétale.

“Une révolution ne se produit pas lorsque la société adopte de nouveaux outils, elle arrive quand la société adopte de nouveaux comportements.” – Clay Shirky, Us Now

C’est précisément en ce moment que la société dans son ensemble réalise petit à petit la puissance du réseau. Même dans le domaine politique, les initiatives des citoyens sont particulièrement parlantes : jamais des pétitions n’ont réuni autant de signatures que ce soit sur Avaaz ou Change.org. L’économie collaborative n’est que le premier pas, mais il est déterminant, vers l’économie circulaire et aussi une démonstration de son efficacité. Les problèmes auxquels l’Humanité va devoir faire face sont nombreux, nous devons aller plus loin et s’attaquer directement aux problèmes notamment en matière d’environnement.

LE VÉRITABLE LANCEMENT DE L’ÉCONOMIE CIRCULAIRE

Depuis longtemps, on entend parler du cas Kalundborg au Danemark. Cet exemple, un peu exceptionnel par son contexte, date néanmoins des années 1970, si bien que « l’écologie industrielle » est longtemps restée cantonnée au stade expérimental. Pourtant, les premières initiatives de dispositifs circulaires commencent à émerger aussi bien en France qu’à l’étranger depuis quelques années.

Aux Pays-Bas, Desso, un fabricant de moquette haut de gamme, ne vend plus de produits. En effet, en 2008, l’entreprise a pivoté sous l’impulsion d’un nouveau dirigeant, l’entreprise propose désormais de louer la moquette, cela lui permet de récupérer une matière de qualité qu’elle pourra plus facilement réutiliser (process imaginé en amont) et de créer une relation de qualité et durable avec ces clients (modèle d’affaire changé). Cette démarche d’éco-conception où la fin de vie du produit est prise en compte en amont permet à l’entreprise de dégager un avantage concurrentiel déterminant dans un contexte difficile. De son côté, Ricoh propose un service après-vente fiable pour permettre à chaque fois que c’est possible de réparer les imprimantes ou photocopieur de la marque. En France, la Poste a déjà commencé à faire évoluer son modèle d’affaire. En effet, devant la baisse tendancielle de la distribution de courrier, la Poste propose maintenant en plus du courrier livré aux PME et aux particuliers de récupérer leur papier avec son dispositif Recy’Go.

Même dans le domaine de la décoration, des projets se mettent en place notamment sur la seconde vie des objets. L’enseigne Habitat va bientôt ouvrir une boutique dédiée où chacun pourra revendre et acheter des articles des anciennes collections de la marque. De son côté, Ikea également réfléchit au potentiel du marché de l’occasion. Ces dispositifs utiles et responsables rencontrent un succès croissant : les clients comme les entreprises y trouvent leur compte.

Dans son dernier rapport dévoilé lors du dernier forum de Davos, la Fondation Ellen MacArthur estime considérables les apports potentiels de l’économie circulaire. Outre les économies de matières premières estimés à 700 milliards de dollars (quasiment 1/3 du PIB de la France en 2012), cette nouvelle économie permettrait de préserver les terres agricoles et de créer de nombreux emplois locaux peu ou pas qualifiés. Dans ce contexte particulièrement actif, quelques personnalités politiques ont initié l’Institut de l’Économie Circulaire le 6 février dernier. En réunissant toute sorte d’acteurs, associations, entrepreneurs, scientifiques, entreprises, l’objectif est de donner un écho législatif avant 2017 pour favoriser la progression de cette économie vertueuse.

QU’EST-CE QU’IMPLIQUE L’ÉCONOMIE CIRCULAIRE ?

Instaurer une économie circulaire, c’est suivre 3 pistes qui permettront de faire disparaitre autant que possible le gâchis et la consommation de matières premières.

1°/ Il est indispensable d’améliorer la qualité des produits mis sur le marché et sortir de l’obsolescence programmée généralisée. Il faut prendre en compte dès la conception du produit :
les différents acteurs qui seront en lien avec celui-ci.
les différentes étapes que ce produit et/ou composants de celui-ci connaitront, de la production à la reconversion du produit en passant par sa réutilisation.
les interactions avec l’environnement.

2°/ Il convient ensuite de changer de regard sur les déchets. En effet, les « matières dernières » de certains sont probablement les matières premières des autres. En faisant disparaitre la notion de déchets, on met en place de nouveaux services et produits qui permettront d’innover de façon responsable.

3°/ Ce nouveau fonctionnement nécessite l’implication de l’ensemble des acteurs de l’écosystème avec comme objectif le bien commun durable et la création de valeur partagée comme le propose Michael Porter. Le partage d’informations et de ressources permettra de stimuler l’innovation et les modes de prises de décisions.

REBOOTING THE OPERATING SYSTEM

Le système actuel nous amène au bord de l’implosion que ce soit sur les points environnementaux, sociaux et économiques. Beaucoup l’ont compris et prennent des initiatives pour tenter de construire un modèle plus vertueux. Les solutions pour faire autrement et surtout mieux existent. Nous en avons cité quelques unes, il s’agit dorénavant de passer à l’échelle en impliquant politiques, industriels (petits et grands), pôles de recherche et de compétitivité, citoyens grâce à des dispositifs d’innovation ascendants, écoles et collectivités. Évidemment, le changement ne se fera pas en quelques jours.

L’objectif est de « mettre à jour » notre système de pensée. Transformer notre système économique court-termiste. Sortir de ce pessimisme ambiant et ouvrir les yeux sur les opportunités qui s’ouvrent avec la crise. N’est-ce pas finalement le meilleur moment pour changer ? Les guerres et les périodes de fortes tensions sont réputées pour être de formidables moments d’innovation et d’accélération de l’Histoire étant donné les fortes contraintes imposées aux protagonistes. Innover ou mourir : cela peut aussi bien s’appliquer à un pays, une entreprise ou une espèce. Nous pensons qu’il s’agit effectivement d’un moment unique, d’une époque très excitante où l’Homme va pouvoir démontrer tout le potentiel de son intelligence collective pour changer de cap. Charles Darwin affirmait que « Les espèces qui survivent ne sont pas les espèces les plus fortes, ni les plus intelligentes, mais celles qui s’adaptent le mieux aux changements. ».

Paradoxalement, dans la langue chinoise, au pays des plans quinquennaux, le mot crise a une double signification. Il signifie à la fois le danger et l’opportunité. En Europe, nous avons sans nous en rendre compte adopter un fonctionnement très planificateur alors que selon le proverbe chinois « nul ne sert de connaitre le chemin à l’avance seule la capacité d’adaptation compte ». Tout comme dans la Nature, la capacité de résilience est capitale. Il s’agit de surfer la vague plutôt que de lutter contre elle et de s’ouvrir aux nouvelles opportunités.

ET LE DESIGN DANS TOUT ÇA ?

Néanmoins, pour contribuer à cette nécessaire transition, chaque acteur de l’écosystème, du simple citoyen à la multinationale, doit repartir de sa raison-d’être pour apporter sa contribution à cette circularité : en quoi je peux être utile ? Plus que de générer uniquement des profits, repartir de sa mission voire de son purpose ou son why comme dit Simon Sinek, permet de voir plus loin et de repousser les limites de l’impossible. En effet, les résultats des entreprises impliquées dans l’environnement sont plus efficaces. Plus que de « travailler plus pour gagner plus », il devient fondamental de « faire plus avec moins ».

C’est la fameuse doctrine du « Less is more » souvent employée pour parler de « bon design », car un design « parfait » est celui qui reste sobre, minimal, respectueux de l’environnement et parfaitement conçu dans les moindres détails. Il a finalement l’humilité de s’effacer complètement devant l’utilisateur. Nous pourrions aussi appliquer cette formule à notre ère où les déchets remplace progressivement les matières premières. Less is more signifie moins de déchets donc plus de valeur. Plus de valeur pour l’écosystème et ses acteurs.

Le design, plus qu’un bel objet déco, est un processus. Une façon de penser les contraintes sociales, économiques, environnementales et celles à venir pour trouver les solutions optimales. Penser le monde, le faire avancer dans le bon sens tout en considérant les chemins envisageables pour ne pas créer plus de problèmes que de solutions. Cela parait très complexe mais pas forcément compliqué. Encore une fois, en observant la Nature, on réalise toutes les coopérations et synergies en actions depuis des milliers d’années qui permettent à plusieurs espèces d’avancer et de croitre ensemble.

Notre espèce s’est finalement peu à peu détachée de son écosystème alors qu’elle est bien une espèce parmi tant d’autres. L’appropriation d’une conscience biosphérique pourra permettre ce changement de paradigme. La croissance restera un indicateur fondamental d’évolution, néanmoins, cette croissance devra être redéfinie pour prendre en compte l’ensemble des paramètres nécessaires au bien commun et pas seulement la création de valeurs au sens financier. En créant des synergies au niveau industriel, cela va créer et modifier de multitudes de chaînes de valeur. D’autres chaînes, moins viables, disparaitront, c’est à la fois inévitable et souhaitable car elles seront moins adaptées où moins performantes à tout point de vue.

Le design est un vaste sujet, il est de fait partout et ce depuis que nous avons inventé l’outil. La technique nous rend maître de la Nature, c’est une certitude mais elle peut aussi nous détourner de nos objectifs et devenir une fin en soit. Le design aussi est dangereux, c’est une science et un art qui doit s’expliquer et s’enrichir grâce aux autres. C’est ce que l’on appelle prosaïquement la co-création, certains vont même jusqu’à parler de co-révolution. Cette dynamique collaborative prend toute sa force et sa légitimité aujourd’hui dans un Monde de plus en plus complexe. L’humilité de tous permettra de grandes choses.

Design is too important to be left to designers

Autrement dit, innover en mélangeant les points de vue, les compétences et les ressources. C’est précisément ce que permet le design thinking. Repartir des contraintes posées, dans un contexte défini, pour donner à l’utilisateur une solution optimale, « répondre à des défis sociétaux, universels et créer de la valeur partagée ».

Étant donné que chacun a un rôle à jouer dans l’économie circulaire, et pas seulement les designers, nous invitons également les ingénieurs, marketers, architectes, paysagistes, bricoleurs, scientifiques, bidouilleurs qui souhaitent apporter leur pierre à l’édifice à rejoindre le réseau de l’upcycling pour répondre à la problématique du gâchis dans nos sociétés. De façon à ce que le bowerbird ne soit plus seul à considérer les déchets comme une richesse.

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Pourquoi localiser l’économie ? 0

C’est la question que pose le mouvement Colibri. En organisant le 30 janvier prochain une conférence pour expliquer l’impact de l’achat local et la nécessité d’enraciner l’économie autour de nous, Colibri lancera une campagne pour créer des réseaux d’entrepreneurs locaux dans toute la France.

Aux États-Unis, le réseau Balle (Business Alliance for Local Living Economies) a créé 80 réseaux comprenant plus de 30 000 entrepreneurs et 450 000 emplois créés.

Booster l’économie locale fait partie des objectifs de Wiithaa, en s’appuyant et révélant sur des designers responsables autour de vous, nous voulons leur permettre de vivre de leur passion. Cette passion permet de limiter le nombre de déchets et de mieux gérer les ressources à disposition de la communauté. Bref, tout le monde y gagne.

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L’économie circulaire, c’est quoi ? 3

L’économie circulaire, c’est quoi ? On en parle de plus en plus, la raréfaction des matières premières et la hausse du prix de l’énergie rendront de plus en plus nécessaire l’esprit circulaire. Quand on regarde le fonctionnement de la Nature, on réalise que rien n’est perdu, tout reprend une nouvelle vie sous une nouvelle forme et ce, depuis des milliers d’années. De quoi peut-être se poser des questions sur notre propre fonctionnement notamment avec les problématiques avec l’obsolescence programmée comme on l’a évoqué pendant Make it up notamment.

La Fondation Ellen MacArthur a réalisé cette très bonne vidéo pour permettre de comprendre les nouvelles opportunités offertes par l’économie circulaire.

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Récup’ de matières premières 0

WIITHAA propose de créer de nouvelles “matières premières locales” en fonction des besoins des projets du moments ou des attentes des usagers. Le service met alors en place un système de “containers virtuels” dans lesquels on vient déposer une certaine quantité de matériaux qui seront mutualisés lors de rencontres entre les participants (bouchons, emballages, chutes de bois, tissus, produits en plastique, cannettes, restes de matériels de construction, etc)Ces “containers” permettent de récupérer des biens spécifiques pour les modifier par la suite, il s’agit d’une banque commune cherchant à encourager la transformation et la récupération à partir de l’existant quotidien, ces “matières premières” deviennent les éléments de base de nouvelles idées et de nouveaux biens.

(Cork Chair par Aaron Kramer)

Pourquoi démocratiser l’upcycling, retrouvez les articles qui expliquent régulièrement la démarche de Wiithaa.