Raison d’être

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Nous reconnecter avec la nature 0

Le 29 septembre, Nicolas était invité par le Celsa pour participer à la 2ème édition de leur TEDx. Il était entouré de 7 personnalités singulières, passionnantes et inspirantes, aux parcours étonnants pour aborder le thème « Basculez dans l’optimisme ».
Il a profité de cette invitation pour parler du Wiithaa, évidemment; une icône de l’optimisme, à la fois créatif et opportun.

Le Wiithaa, pour ceux qui ne le connaitrait pas déjà, c’est ce petit oiseau d’Australie qui compte parmi les « 10 espèces les plus surprenantes ». Ce qui le différencie ? Au delà de sa polygamie, le Wiithaa est un artiste, un designer et un décorateur d’intérieur. Il n’est pas très beau mais il parvient à séduire ses nombreuses conquêtes en construisant des nids qui lui servent de scène de chant : plus son nid est beau et efficace, plus il est convaincant. Ce qui est incroyable, c’est que depuis quelques années, en se réappropriant les pailles, les plastiques et les bouchons qui ont envahi son environnement, le Wiithaa arrive de mieux en mieux à ses fins.

 

Ce génie de la nature nous inspire et nous pousse à basculer dans l’optimisme pour voir plus grand, plus durable et plus vertueux.
Le Wiithaa innove avec toutes les ressources à sa disposition, et ces ressources étant amenées à se raréfier ou à se modifier, il n’a d’autre choix que de s’adapter au changement.
Si nous transposons sa stratégie à notre économie, cela nous montre le champ d’opportunités qui s’ouvre à nous si nous :

  • Considérons tout ce qui nous entoure comme des ressources.
  • Faisons disparaître la notion même de déchets.
  • Optimisons toutes les ressources locales.

On peut alors entrevoir la possibilité d’un nouveau modèle, un modèle plus durable. Et ce nouveau modèle, cette nouvelle économie existe déjà, elle s’appelle l’économie circulaire !

« Les solutions inspirantes et innovantes sont toutes autour de nous. »

L’économie circulaire c’est ce système qui est basé sur une gestion efficace des ressources, en accord avec les 3,8 milliards d’année de Recherche & Développement de la nature. Les principes de gestion qu’elle suppose vont au delà du recyclage, qui limite aujourd’hui à 30% le tri des déchets, pour aller chercher des solutions plus innovantes et collaboratives.
Aux Philippines, par exemple, une entreprise créée de nouveaux revenus pour les pêcheurs locaux et dépollue la mer en valorisant des filets de pêche en fil de moquette. Et la bonne nouvelle ? C’est que ce produit est de qualité et rentable.
Au Danemark c’est une ville entière qui coopère dans la mutualisation et la réutilisation de leurs ressources, comme le font les forêts.

Pour que ces écosystèmes soient résilients, de la même manière que le Wiithaa s’adapte au changement pour ouvrir sur un champs d’opportunité, il faut communiquer, se parler et surtout, penser global et systémique.

Cette approche globale ? c’est le design collaboratif, qui nous donne le pouvoir de redessiner, tous ensemble, un nouveau monde où l’homme, l’économie et la nature sont réconciliés.

 

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Économie circulaire : quelles solutions pour les entreprises ? 0

Tribune initialement publiée dans Socialter.

« Va prendre tes leçons dans la nature, c’est là qu’est notre futur. »

Avec plus de 3,4 milliards de tonnes de déchets produits par an il est devenu indispensable de changer notre manière de faire; il ne s’agit plus de moins produire et moins consommer mais de mieux le faire.
La COP 21, les chiffres alarmants de la consommation en ressources naturelles (+ 65% depuis 1980), et l’apparition de nouveaux marchés ont accéléré cette prise de conscience et la course au développement durable de la part des entreprises. Les salariés sont de plus en plus nombreux à chercher la meilleure manière de réduire leur impact sur l’environnement.
Néanmoins, la pensée imposée par la traditionnelle valeur actionnariale est binaire et court-termiste. Il faut aller plus loin que le seul «écologique», qui suppose une action verticale réduisant l’action ciblée à un problème local et ponctuel. Il est essentiel de prendre en compte l’ensemble de l’écosytème dans la prise de décision : l’économie circulaire est la solution pour concilier économie et environnement.

Le problème est que les entreprises ont basées leurs stratégies sur 2 siècles d’un modèle linéaire, avec la logique court-termiste maintenant connue : extraire-fabriquer-jeter. Cette logique a montré ses limites mais elle reste ancrée dans les structures qui ont du mal à s’en détacher.

Inscrire son entreprise dans le schéma de boucle vertueuse proposée par l’économie circulaire nécessite de prendre le problème à la source, et non de multiplier des actions « vertes » sans les inclure à la stratégie globale. L’économie circulaire est créatrice d’emploi, de revenus et d’innovations. Il faut optimiser les flux et intégrer à la création de valeur l’environnement et la société. Il s’agit de penser tout l’écosystème pour créer de nouvelles sources de revenus, de penser global pour agir local.
Si les entreprises avaient toujours intégré à leur démarche de modélisation une approche systémique de long terme, l’urgence actuelle aurait probablement été autre.

La solution de rupture pour concilier économie et environnement est de repenser son business model.

Repenser son business model est un grand saut dans le vide pour les organisations. Bien que le défi semble plus difficile pour les grandes structures qui se confrontent à des conflits d’intérêts et des process de décisions lourds, il n’est pas moindre pour les petites, aux moyens moins importants.
Mais l’espoir n’est pas vain car les succès story sont bien réelles; le film DEMAIN citait la PME Pocheco, alors que Armor, entreprise spécialiste des consommables d’impression, lançait OWA, une offre de cartouches dites remanufacturées. Deux exemples d’entreprises françaises qui ont intégré à leur création de valeur les principes de ce paradigme pour inscrire leurs flux entrants et sortants dans une boucle vertueuse.

Wiithaa, agence de design, a saisit l’ampleur de ce «challenge» en intégrant à son offre de design les piliers et fondement de l’économie circulaire pour permettre aux entreprises de créer des business models vertueux. Sa méthodologie ? Le design thinking et le biomimétisme. Le premier propose de stimuler la créativité et la coopération pour penser global et agir en continue. Le second s’inspire des 3,8 milliards d’années de R&D de la Nature pour innover.

Comme le disait L. de Vinci « Va prendre tes leçons dans la nature, c’est là qu’est notre futur ». Pour alimenter la créativité et générer des idées, les entreprises peuvent s’inspirer des innovations surprenantes de la Nature. Les biomimicards, un jeu de cartes pour petits et grands, peut les accompagner dans cette démarche.
Pour aller plus loin dans le changement et répondre aux problématiques internes de manière adaptée, le serious game peut être un bon outil stratégique. En repartant de la raison d’être de l’entreprise, et en favorisant l’action directe, les équipes comprennent l’interdépendance des flux et leurs impacts et co-génère des produits et services novateurs. Il est ainsi plus facile d’améliorer l’existant pour en tirer des bénéfices économiques, sociaux et environnementaux. Cela suppose un travail prospectif, alliant coopération et créativité.

Vous êtes entrepreneur en phase de création ? Et si vous envisagiez d’ores et déjà une croissance durable, en modélisant votre activité à travers le Circulab board ? Vous êtes dirigeant ou chef d’entreprise ? Et si vous formiez vos équipes aux opportunités de l’économie circulaire ? Et si vous optimisiez vos flux d’approvisionnements avec une démarche systémique ?

Il n’est pas trop tard pour devenir un catalyseur de cette nouvelle économie; activez l’économie circulaire.

 

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Rendre la durabilité accessible à tous 0

« Si vous êtes un chef d’entreprise, si vous n’êtes pas encore en train de faire grandir la durabilité au cœur du modèle de votre entreprise, je vous encourage à le faire ». C’est par cette phrase que Steve Howard, directeur du Développement Durable du groupe IKEA, conclut sa conférence TED en juin 2013 :

En prenant pour appui la stratégie de durabilité « people and planet positive » de la compagnie suédoise, il nous prouve que le monde durable de demain, le votre, le notre, est un monde dans lequel la durabilité est abordable par tous: entreprises, collectivité ou citoyen.

« La durabilité est désormais indispensable dans nos modes de penser »

Il y a quelques années encore la durabilité était considérée comme un bonus pour la plupart, elle est aujourd’hui devenue un devoir. Cette transformation s’explique, entre autres, par la prise de conscience d’une nécessité d’action face à l’augmentation de la population, à l’expansion de la classe moyenne et au phénomène d’urbanisation. Alors qu’à cette même période, nous sommes en train de construire un nouveau modèle pour notre façon de vivre.
Mais comment rassurer les clients et les entreprises soucieux de leur avenir alors qu’il y a encore quelques années la durabilité était pour eux synonyme de compromis? Et pour cause; le directeur nous rappelle que pour réduire notre consommation d’énergie la solution était les ampoules basse consommation plus lentes à chauffer que les ampoules à incandescence et pour réduire les déchets papiers, les entreprises ont apporté un papier hygiénique recyclé peu confortable… En résumé, des solutions peu convaincantes. Néanmoins, de plus en plus d’entreprises comme IKEA ont compris que l’on pouvait désormais concilier à la fois produit désirable et accessible, expérience de qualité et design durable..

« Investir dans la nouveauté et agir sur sa chaîne de valeur. »

Steve Howard prend pour exemple la LED. Cette lampe permet de consommer 85% d’électricité en moins que son homologue à incandescence. Sa valeur ajoutée d’un point de vue environnemental n’est donc sur ce point pas négligeable. Mais plus que cet avantage, la LED est aussi plus résistante et plus efficace dans sa fonction première: éclairer. Elle offre une meilleure expérience d’utilisation. Avec une durée de vie supérieure à 20 ans, elle procure un éclairage de meilleure qualité que les lampes halogènes ou fluorescentes. C’est pour ces raisons que IKEA a banni ces deux dernières de tout son assortiment éclairage et de ses équipements. En investissant dans la nouveauté et en agissant sur sa chaîne de valeur, le groupe suédois diminue ses coûts et permet – à ses clients et à ses équipes – d’avoir un meilleur éclairage et un impact sur l’environnement amoindri.

L’approche produit est un premier pas vers la durabilité. La gestion des matières premières en est une autre.
L’orateur nous rassure: il précise que « nous sommes toujours dépendants de la nature, des matières premières« . Il ne s’agit donc pas d’arrêter la production ou l’approvisionnement, mais bien d’en améliorer la qualité et l’exploitation afin de produire d’une manière plus responsable.
L’exemple du coton; un textile de base, « exceptionnel à l’usage mais très impactant à la production« . « En travaillant directement au niveau de l’exploitation agricole vous pouvez diminuer de moitié la consommation d’eau et diviser par deux l’utilisation de produits chimiques »; entrainant ainsi la réduction des coûts d’entrées induits par l’importation de ces mêmes produits chimiques (environ 60% des coûts de fonctionnement) et l’augmentation de la production. Ces deux facteurs sont directement corrélés aux revenus des agriculteurs, qui sont alors améliorés. C’est l’idée de la Better Cotton Initiative qui agit localement et d’un point de vue organisationnel pour garantir un coton produit dans les meilleurs conditions.

Une production plus durable c’est aussi l’utilisation des énergies renouvelables. Plus qu’un coût, il faut voir cet investissement comme une opportunité sur le long terme: un panneau solaire est rentable sur 7 ou 8 ans, mais l’énergie qu’il produit est gratuite et inépuisable. En s’équipant en panneaux solaires IKEA tend vers l’auto-suffisance énergétiques, ce qui est un bon point pour le directeur du développement durable et le directeur financier.

« 100% est plus facile à atteindre que 90% ou 50%. »

Investir dans la nouveauté, repenser ses produits, penser auto-suffisance énergétique sont autant d’actions stratégiques à objectif 100% qui permettent d’avoir cet impact positif sur le monde auquel nous aspirons. Mais, le noyau dur de cette intervention c’est avant tout la mise en avant de la collaboration; œuvrer aussi bien au niveau des ressources que des partenaires pour garantir une activité responsable. Dans cette dynamique, et toujours pour atteindre un « objectif 100% » certifié, IKEA s’est associé avec des centaines d’organisations pour garantir l’exploitation légale et responsable de plus de 35 millions d’hectare de forêt.
Avoir une supply chain vertueuse et efficace c’est aussi s’assurer qu’elle est correctement contrôlée et qu’elle respecte le droit des enfants et apporte une meilleure qualité de vie.

Fixer une direction claire, dialoguer avec les bons partenaires et mesurer ce qui nous tient à cœur pour mieux le gérer, c’est la clefs d’une durabilité accessible, facile et intéressante. Maintenant, Steve Howard nous prouve qu’il est nécessaire et possible de rendre la durabilité accessible pour tous.

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Jouer pour activer l’économie circulaire 0

Le 18 novembre dernier, j’étais invité par deux associations étudiantes de l’EM Lyon pour participer à la 3ème édition de leur TEDx. Le thème choisi découlait d’une citation d’Albert Einstein « Creativity is intelligence having fun ». Cela m’a permis de présenter brièvement l’intérêt du jeu pour, à la fois, comprendre l’économie circulaire mais aussi prendre conscience de la portée de ses décisions et de leurs impacts dans un monde complexe.

Pour en savoir plus sur le Circulab board, présenté à la fin de la présentation, rendez-vous sur le site du Circulab dans la section outils.

Je tiens à remercier chaleureusement les étudiants pour la qualité de l’organisation de l’évènement mais aussi les autres intervenants avec qui cela a été un véritable plaisir d’échanger.

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Après la COP21, place à l’action 0

Voilà quelques jours que la COP21 s’est terminée, la communauté internationale est parvenue à se mettre d’accord sur un texte commun, beaucoup s’enthousiasment même si les prédictions scientifiques restent plutôt alarmantes. L’objectif de maintenir la hausse à 1,5° C est quasiment inaccessible même si, dès demain, toute l’humanité disparaissait, la température augmenterait encore de 0,6° C… Je n’insisterai pas sur les quelques subtilités du texte qui lui font perdre une certaine ambition. Quoi que l’on puisse penser des représentants politiques présents à l’évènement, nous sommes de plus en plus nombreux à penser que la solution ne viendra pas d’eux. Peu importe leur bord politique, les intérêts économiques reprennent toujours le dessus. Tout cela aurait de quoi doucher les espoirs nés durant cette quinzaine, et pourtant…

Chacun de nous représente une partie de la solution

J’ai senti beaucoup plus d’attention et d’intérêts des médias et de la part du grand public sur les problématiques de notre planète, ou plus exactement sur celles de l’humanité. En effet, petit à petit, les populations du monde entier comprennent que la planète n’a pas besoin de nous pour continuer, en revanche, en ce qui concerne notre espèce, la réciproque est nettement moins vraie. Nous faisons partie de cet ensemble unique et incroyable qu’est la Terre, l’idée que nous puissions disparaitre permet de repenser nos interactions et l’impact de nos modes de vie. En effet, chacun de nous représente une partie du problème mais, le plus encourageant, c’est que chacun de nous représente une partie de la solution. De nombreux hommes et femmes illustrent cette prise de conscience et ouvrent de nouvelles voies à explorer. L’excellent film Demain met particulièrement bien en avant ces exemples dans des domaines clés comme l’agriculture, l’énergie, l’économie ou encore l’éducation.

À l’échelle individuelle, chacun est en mesure de faire bouger les choses. Choisir des fruits et légumes de saisons, régulièrement supprimer ces mails inutiles, optimiser sa consommation d’eau sont quelques réflexes utiles et efficaces mais nos ambitions doivent aller plus loin. À l’échelle industrielle, il convient de repenser les produits et services de façon à pouvoir réconcilier pour de bon l’économie et la nature. En effet, nous devons sortir de cette tendance verte qui nous incite à seulement réduire nos impacts négatifs. Il faut désormais concevoir des business models qui tendent naturellement vers le positif où tous les impacts sont anticipés et transformés en impacts positifs pour l’entreprise mais aussi pour tout ce qui l’entoure : les partenaires, la société, la biodiversité… C’est l’essence même de la vie que de se faire plaisir et de permettre l’abondance. Il est nettement plus enthousiasmant et fédérateur de réunir des parties prenantes autour d’un projet positif, et non vers des réductions, du « faire moins mal »

Restaurer les écosystèmes tout en s’approvisionnant en matières premières comme le fait Interface aux Philippines, replanter des milliers d’arbres pour favoriser la biodiversité et absorber le carbone comme le permet l’association Pur Projet, repenser l’agriculture comme le font de plus en plus de paysans initiés à la permaculture comme à la ferme du Bec Hellouin sont quelques illustrations lumineuses de ce nouveau paradigme en train de naître.

Couverture du livre économie circulaire.

Un livre pour ajouter sa brique à l’édifice

Voilà pourquoi avec Nicolas et Flora, nous sommes heureux de pouvoir ajouter notre petite brique à l’édifice à travers notre livre sur l’économie circulaire. Vous y retrouvez de nombreux outils et exemples qui vous aideront à créer de nouvelles opportunités économiques, sociales et environnementales autour de vous. Nous avons également eu la chance de compter sur les soutiens de Didier Toqué, Directeur Général de Nouvelle Attitude, filiale du groupe La Poste ainsi que de Corinne Lepage, Ministre de l’environnement pour les préface et postface. Nous espérons que ce livre permettra à chacun d’ajouter de nouvelles briques pour que, tous ensemble, nous soyons en mesure de répondre à ce défi colossal que représente le changement climatique.

Voici également de quoi vous donner un bref aperçu du livre avec les 15 premières pages du livre avant d’aller chez votre libraire le plus proche ou bien à la FNAC ou sur Amazon.

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Upcycler l’économie 0

Voici un extrait traduit d’une récente tribune de William McDonough, un des deux auteurs de Cradle to Cradle et the Upcycle, dans The Guardian. Tout en posant les bases de cette nouvelle économie en devenir, il y exprime toute son excitation concernant l’upcycling. Il répond au discours d’Eric Schmidt lors de l’annonce officielle de la création du programme Schmidt-McArthur pour l’Économie Circulaire.

[…]

Eric Schmidt, président exécutif et ancien PDG de Google, a souligné que l’éducation et l’innovation ont toujours été la solution aux problèmes du monde. Il imagine une génération de jeunes designers et ingénieurs pour déterminer des « stratégies subtiles » afin de créer une économie productive et régénératrice, déclenchant une vague d’ « opportunités de business, d’investissements, de créativité et de dynamisme » d’une ampleur comparable à la révolution de la technologie dans la Silicon Valley.

Plus que jamais, nous avons besoin de ce genre de créativité et de dynamisme pour générer une croissance économique écologiquement intelligente qui répond aux besoins de tous les citoyens du monde, tout en respectant les lois de la nature. Les  » stratégies subtiles «  des étudiants vont produire une croissance vertueuse – pour le long terme, avec du sens et régénératrice – parce que ces stratégies seront basées sur ces principes.

Les participants au programme, avec d’autres leaders d’opinions sur l’économie circulaire, sont en train de construire le cadre de l’innovation fondée sur ces principes. Ces principes, attentifs aux préoccupations sociales et écologiques, guidés par des raison-d’être pertinentes, donnent naissance à des produits et services vertueux car ils sont calqués sur les structures et les cycles des systèmes vivants. Comme Cradle to Cradle, ils ont dans leur ADN le même fonctionnement que la Nature.

Du point de vue de la conception, les principes de Cradle to Cradle sont les plus souvent associés à l’économie circulaire – la réutilisation continue des produits et des matériaux sûrs dans les cycles biologiques et techniques – pour fournir une plate-forme pour upcycler la croissance économique. Quand nous avons utilisé avec Michael Braungart le terme « upcycling » pour la première fois, nous parlions simplement de l’amélioration de la qualité du produit d’un cycle d’utilisation à l’autre.

Extrait de the upcycle

Mais au fur et à mesure de nos observations sur de l’adoption des normes Cradle to Cradle par les entreprises – dans les domaines de la santé, des énergies renouvelables, de l’eau potable, la réutilisation et l’équité sociale – nous avons réalisé que cela générait des synergies efficaces avec un large spectre de conséquences positives sur les aspects économique, écologique et sociale, nous avons commencé à percevoir dans l’upcycling une démarche vitale, consacrée à l’amélioration constante de la qualité de la vie à tous les niveaux.

Comme Francis Crick a souligné dans Of Molecules and Men, la vie aime pousser, profiter de l’énergie offerte par le soleil, et évolue dans un métabolisme ouvert de réactions chimiques pour le fonctionnement d’organismes et de leur reproduction. La vie optimise ses ressources, ne gâche rien et considère positivement son écosystème. Les flux et métabolismes créent une richesse récurrente grâce aux apports du soleil : un air riche en oxygène, un sol fertile, une eau propre, une croissance photosynthétique, de la nourriture et de l’énergie. Récurrence. Par son design, nous pouvons semer, soutenir, et largement partager ces flux de nutriments et d’énergie qui animent les cycles naturels de la Terre.

Exemples en images d'upcycling

D’un point de vue économique, l’upcycling transforme les notions classiques de croissance et de productivité, il permet la production d’énergies récurrentes et la création du capital matériel. Les entreprises les plus pertinentes, cherchent l’amélioration continue et les interactions bénéfiques et régénératrice avec leurs écosystèmes, créent de la croissance grâce à des innovations sur des principes qui favorisent la vie des générations futures et des espèces.

Ces entreprises conservent les matériaux précieux dans leurs cycles de productions et de réutilisation, produisent plus d’énergie qu’elles n’en consomment, construisent des usines avec des jardins sur les toits qui nourrissent leurs employés et conçoivent des espaces qui capturent les précipitations, tout en les filtrant, restaurent les sols et offrent un habitat pour les espèces. Une croissance raisonnée.

De telles innovations UPCYCLE l’économie. Les avantages écologiques et sociaux s’accumulent. Certains de ces avantages sont mesurables par des paramètres économiques standard mais de nombreux avantages très précieux ne le sont pas.

Et c’est là que la question du design du changement est fondamental, ce n’est plus le refrain habituel du capitalisme – « Qu’est ce que je peux obtenir pour le peu que je donne ? » – Mais plutôt : « Que pouvons-nous donner pour tout ce que nous obtenons ? » Comment designer une entreprise, ou une stratégie, qui fournit plus de récurrence, plus de la valeur transversale ? Plus d’eau potable, plus d’air frais, plus de connectivité, plus de santé, plus d’emplois, plus d’énergie, plus de plaisir.

« Que pouvons-nous donner à tout ce que nous obtenons ? » C’est une des questions que se poseront les participants au programme Schmidt – MacArthur pour repenser la croissance économique et inventer l’avenir. Comme Eric Schmidt a déclaré :

« En plus de travailler sur quelque chose d’important, préparez-vous pour un voyage époustouflant. »

Pourquoi démocratiser l’upcycling, retrouvez les articles qui expliquent régulièrement la démarche de Wiithaa.